Article 8 : La citoyenneté de l'Union, les droits
et les devoirs des citoyens en matière de communication"
(amendement actuel à l'article 8 de la Constitution telle que proposée
par la Convention)
version française
- Possède la citoyenneté de l'Union toute
personne ayant la nationalité d'un Etat membre. La citoyenneté
de l'Union s'ajoute à la citoyenneté nationale et ne la
remplace pas. Toutes les citoyennes et tous les citoyens de l'Union
sont égaux devant la loi.
Les personnes ressortissantes de pays non membres de l' Union résidant
légalement sur le territoire de l'Union depuis un certain temps
et qui se sont intégrés dans la communauté de leur
lieu de résidence peuvent demander d'acquérir la citoyenneté
de l'Etat membre dont relève ce lieu de résidence.
- La citoyenneté de l'Union Européenne constitue des
droits et des devoirs additionnels suivants :
Les citoyens de l'Union peuvent jouir les droits additionnels suivants
:
- le droit de circuler et de séjourner librement sur le
territoire des Etats membres ;
- le droit de vote et d'éligibilité
à toutes les élections dans l'Etat membre où
ils résident, dans les mêmes conditions que les ressortissants
de cet Etat ;
- le droit de bénéficier, sur le
territoire d'un pays tiers où l'Etat membre dont ils sont
ressortissants n'est pas représenté, de la protection
des autorités diplomatiques et consulaires, de tout Etat
membre dans les mêmes conditions que les nationaux de cet
Etat ;
- le droit de pétition devant le Parlement
européen, de s'adresser au Médiateur de l'Union ainsi
que d'écrire aux institutions et aux organes consultatifs
de l'Union dans une des langues de l'Union et recevoir une réponse
dans la même langue.
Dans l'exercice de ces droits et en raison du fait
que l'Union est par définition une communauté multinationale,
multiculturelle et multilingue, les citoyens de l'Union sont soumis
notamment au devoir de respecter et d'appliquer personnellement les
principes universels ci-après :
- la personne qui voyage ou travail sur le territoire
de l'Union doit se conformer aux dispositions légales et
en matière linguistique du lieu et/ou de l'Etat membre concerné
(principe d'acceptation du statut légal du lieu) ;
- la personne qui transfère sa résidence
dans un autre lieu du territoire de l'Union reconnaisse et respecte
les dispositions légales et en matière linguistique
du lieu concerné (principe territorial) ;
- La personne qui se présente comme candidate
à une élection, et en particulière, dans le
cadre local, doit démontrer qu'il (elle) s'était suffisamment
intégré(e), au moins dans le cadre linguistique du
lieu de résidence ou de sa circonscription pour laquelle
lui (elle) se présente. (Principe d'intégration)
- La personne élue doit reconnaître
et respecter, et en particulière, dans des petites communautés
locales, les traditions publiques en matière de culture,
langue(s) et religion, et, doit accepter le fait que l'héritage
public ne puisse pas être sujet d'une révision par
d'autres, sauf le cas où le groupe culturel, linguistique
ou religieux concerné veut même changer ses traditions
publiques. (Principe de sauvegarder l'héritage public en
culture, langue ou religion)
- Les droits et devoirs linguistiques du citoyen à
l'égard des Institutions de l'Union )
Dans ses relations personnelles et officielles avec une Institution
ou Autorité de l'Union, avec son administration ou un représentant
officiel (couvert par les droit fondamental et les droits civiques),
le citoyen peut utiliser une des langues officielles de l'Union. Une
nécessité éventuelle pour traduction ou interprétation
est dans la responsabilité de l'Institution concernée
de l'Union.
Dans ses relations professionnelles avec une Institution ou Autorité
de l'Union, avec son administration ou un représentant officiel,
le citoyen doit accepter les conditions et les règlements professionnels
que l'Institution concernée de l'Union a décidés
pour son organisation, et en particulière, en ce qui concerne
sa (ses) langue(s) de travail. Sans préjuger l'autonomie institutionnelle
de chaque institution, chaque Institution a le devoir d'organiser sa
communication intérieure selon les critères comme l'égalité
et la non-discrimination, la rationalité et l'efficience en assurant
une bonne administration et en essayant de garder le plus petit que
possible une discrimination éventuelle en matière linguistique
entre ses fonctionnaires ayant des langues maternelles différentes.
Dans tous les domaines ou le citoyen travaillant dans une Institution
de l'Union exerce une de ses droits fondamentaux (comme, par exemple,
une demande de renseignement, d'application au de réclamation),
lui ou elle peut utiliser une des langues officielles de l'Union.
Ces objectifs à l'égard de la communication intérieure
et professionnelle des Institutions sont particulièrement pertinents,
si long temps une solution efficace et non-discriminatoire n'est pas
trouvée ou décidée.
- Les droits et devoirs additionnels de la citoyenneté
de l'Union devraient être exercer selon le principe général
et universel : "Agi vis-à-vis de ton voisin d'une manière
égale à celle dont tu veux être traité par
lui dans la même situation !" (Kant)
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